La « Magog Flashabou »

     Michel est un jeune ingénieur forestier au service de Parc Canada, de fait, au parc de la Mauricie. Il est membre ATOS et de la Société Mauricienne des Pêcheurs à la Mouche.

     Ma découverte de ce matériau original qu'est le « Flashabou » origine de la lecture d'un article publié dans la revue FLY TYER du printemps 1983 sous la plume du réputé Dave Whitlock. Subjugué par la brillance et la souplesse de ce nouveau matériau, je décidai de l'incorporer dans le montage de la renommée Magog Smelt, dans sa version tandem, espérant ainsi conférer à cette artificielle davantage des caractéristiques d'un éperlan arborant ses couleurs nuptiales. Elle est montée de façon clairsemée pour lui permettre une plus grande action dans l'eau.

Toilette de la « Magog Flashabou »

La Magog Flashabou
Fil : 6/0 noir.
Hameçons : 79580(4xL) no 2, 9672 (3xL) no 4.
Corps : Tinsel plat argent.
Côtés : Tinsel oval argent.
Gorge : Petite pincée de poils (12 à 15) de queue de cerf teint rouge.
Aile : Constituée de 3 petites pincées successives de poils de queue de cerf teint blanc, jaune et violet. A cela, j'ajoute 3 à 4 fibres de « Flashabou » de couleur violet posées par-dessus.
Coiffe : 5 à 6 fibres de plume de queue de paon.
Lignes latérales : Après avoir terminé l'aile et la coiffe, j'installe 2 lignes latérales, chacune formée de 3 à 4 brins de « Flashabou » de couleur perle (pearlescent), fixées de part et d'autre de l'aile à la façon de la joue, c'est-à-dire attachées sur le côté de la tête et non pas sur le dessus. Ces lignes sont de la même longueur que l'aile et encadrent la pincée de poils de chevreuil jaune (voir coupe transversale).
Joues : Plume de flanc de sarcelle ou de « Woodduck ».
Epaule : Coq de Sonnerat (Jungle Cock).
Œil : Noir sur fond jaune (facultatif).
Tête: Noire et lustrée.

La Magog Flashabou
     Cette « Magog Flashabou » fut mise à l'essai lors de l'ouverture 1985 au lac Simon dans l'Outaouais. Son action dans l'eau m'a enchanté. Le « flashabou » violet imite très bien les reflets métalliques d'un dos d'éperlan en robe nuptiale alors que le « flashabou » perle présente des reflets iridescents roses et verts très convaincants tout en s'agitant au moindre mouvement, ce qui ajoute encore un élément de vie à l'ensemble.

     A preuve, des 7 truites grises, d'un poids moyen d'environ 2 kilos capturées lors de cette fin de semaine par mon compagnon et moi-même, 4 le furent avec cette version modifiée de la Magog Smelt de même qu'une superbe ouananiche d'environ 2 kilos . . . Essayez-la!

référence

» Par Michel Boivin
» Atossement Vôtre, Printemps 1986.

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